Un mouvement de fond, est perceptible depuis quelques années et plus précisément identifié ou du moins formalisé depuis les Etats généraux de la santé. La population souhaite voir changer l’équilibre de la relation médecin/malade. Les malades souhaitent être reconnus comme des partenaires à part entière de la décision qui les concerne.
La loi est claire dans ses objectifs. Elle vise à rééquilibrer la relation médecin malade en réaffirmant les droits fondamentaux des personnes dans le domaine de la santé, en redéfinissant les règles du consentement et du secret médical, en clarifiant les responsabilités de chacun des partenaires dans cette relation. Encore faut-il la rendre effective sur le terrain et aider les malades à acquérir, concrètement, les moyens de devenir les acteurs de leur propre santé. Par ailleurs, la question se pose de savoir comment les médecins vont réagir et s’adapter à ces nouvelles exigences ?